Qu’est-ce qu’un parti politique dont le président est réélu à l’unanimité et les principaux organes dirigeants sont remaniés dans le plus grand des secrets ? « Un moment de respiration démocratique », selon le Rassemblement national (RN). Le parti d’extrême droite a consacré son 19e congrès, organisé le 24 octobre à Orléans (Loiret), à la veille d’un grand meeting, au renouvellement – tout relatif – de ses institutions.
L’enjeu de ce samedi s’annonçait infime, Jordan Bardella concourant seul pour la tête du mouvement. La seule incertitude planait sur la composition du bureau exécutif (« BE »), seule instance décisionnelle du parti à la flamme.
Après la proclamation du score obtenu par le président sortant (98,98 %), plus flatteur encore que les derniers plébiscites de ce type enregistrés par Marine Le Pen en 2017 (97,1 %) et 2021 (98,35 %), le trentenaire a mis au vote du bureau national (énième formalité) une composition du « BE » au tiers remanié. Officiellement, M. Bardella ne trouve rien à redire à la direction qui, depuis 2022, a soutenu son ascension personnelle et collectionné les succès électoraux (législatives, municipales et sénatoriales) – sans égard pour les grandes promesses vite abandonnées (asseoir l’implantation territoriale, former ses cadres et militants, développer idées et concepts programmatiques).
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