Trois mineurs ont été placés en garde à vue, mercredi 7 octobre, à Orléans dans le cadre d’une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme, a annoncé le parquet, après la diffusion d’une vidéo, tournée dans un lycée, mentionnant les attaques de Mohamed Merah et Salah Abdeslam.
« Les infractions visées sont celles d’apologie du terrorisme, en lien avec les paroles d’une chanson reprise » jeudi 2 octobre par des lycéens « dans l’enceinte d’un établissement scolaire de Beaugency » (Loiret), a affirmé la procureure Emmanuelle Bochenek-Puren, dans un communiqué. L’enquête a été ouverte mardi, a-t-elle précisé à l’Agence France-Presse (AFP).
Une vidéo avait été partagée sur les réseaux sociaux, montrant de jeunes manifestants devant le lycée François Villon, à Beaugency, en train de reprendre une chanson de rap faisant référence à Mohamed Merah, qui avait assassiné un enseignant et trois enfants d’une école juive à Toulouse en 2012, et à Salah Abdeslam, djihadiste condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015 en France.
Lundi, le député européen Matthieu Valet (Rassemblement national) avait également diffusé la vidéo sur X et déclaré qu’il signalait « immédiatement » les faits au procureur de la République.
« Une réponse éducative, réfléchie et proportionnée »
Une autre enquête a par ailleurs été ouverte en Vendée, après la publication, mardi, sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle de jeunes adolescents diffusaient, dans une église à Soullans, de la musique « faisant l’apologie du terrorisme », selon le diocèse de Luçon, qui a dénoncé une « atteinte grave à un lieu de culte » dans un communiqué. Sur la vidéo, les adolescents chantent également la chanson du rappeur faisant référence à Mohamed Mera et à Salah Abdeslam.
L’enquête a été ouverte pour « comprendre ce qu’il s’est passé », a déclaré à l’AFP la procureure de La-Roche-sur-Yon, Sarah Huet. Les personnes identifiées apparaissant sur la vidéo sont âgées « de 13 ans environ », a-t-elle précisé.
« Les agissements constatés sont inappropriés et ne peuvent être banalisés », a affirmé, de son côté, la mairie de Soullans dans un communiqué, en rappelant « que les jeunes concernés sont des mineurs ».
« Tout porte à croire qu’ils n’ont pas pleinement mesuré la portée de leurs actes ni la signification de certaines paroles diffusées. Cela ne les exonère pas de leur responsabilité, mais appelle à une réponse éducative, réfléchie et proportionnée », a également déclaré la municipalité.