L’art du maillage sonore. C’est ce qui caractérise Follow the Light, premier album aérien de la chanteuse et guitariste américaine June McDoom. Sur celui-ci planent le folk de Simon and Garfunkel et le rocksteady, style musical précurseur du reggae, du chanteur jamaïcain Alton Ellis (1938-2008). Des artistes à ranger parmi les influences majeures de cette native de Fort Lauderdale (Floride) dont les parents, originaires de Kingston en Jamaïque, sont arrivés enfants aux États-Unis.
Pour qualifier la musique de ce disque, il conviendrait de parler de folk, disons, en version augmentée. Guitares, claviers, harpe, violon ou violoncelle rencontrent le fifre, cette petite flûte propre au folklore de la Jamaïque, ainsi que les lignes de basse indissociables des sonorités du pays caribéen. « Je me suis toujours un peu sentie comme une chanteuse de folk mais les musiques jamaïcaines, avec lesquelles j’ai grandi, occupent aussi une place prépondérante dans mes compositions », explique la jeune femme de 29 ans, lors d’un échange depuis le Bronx, quartier de New-York où elle réside.
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