Décidément, les mauvaises surprises se succèdent pour l’économie française. Au troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB), attendu en légère hausse, a finalement reculé de 0,1 %, selon les premières estimations publiées vendredi 30 octobre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), tandis que l’inflation poursuit son envolée. Une contreperformance qui a fait réagir le ministre de l’économie, Roland Lescure, d’ordinaire plus optimiste. « L’économie française est à l’arrêt », a-t-il dit, interrogé sur Franceinfo. Et de prévenir : « La France ne va pas à la crise » mais, « aujourd’hui, si on n’a pas le redressement budgétaire qu’on a mis dans le budget, on ira dans le mur ». Les coupes budgétaires risquent néanmoins d’affecter encore davantage le pouvoir d’achat et, par ricochet, la consommation et l’activité économique.
Depuis le début de l’année, la croissance est donc pour la deuxième fois en territoire négatif : elle l’a été au premier trimestre, en repli de 0,2 %, tandis qu’elle stagnait (+ 0,0 %) au deuxième trimestre. Pour l’heure, il n’est pas question de récession technique, qui se caractérise par deux trimestres successifs de croissance négative. « Il suffirait d’une petite révision à la baisse du deuxième trimestre pour que ce soit le cas », signale cependant Mathieu Plane, économiste à l’Institut français d’économie (IFE, ex-OFCE). La publication des comptes révisés interviendra à la fin du mois de novembre.
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