Culture

Dans « Une femme aujourd’hui », Robert Guédiguian célèbre les valeurs progressistes

Dans « Une femme aujourd’hui », Robert Guédiguian célèbre les valeurs progressistes

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Le Guédiguian nouveau est arrivé. Depuis bientôt un demi-siècle que l’auteur pose sa caméra sur le petit théâtre marxiste du prolétariat marseillais et qu’il en chronique, de manière assez passionnante, son funeste destin, on en connaît pour ainsi dire la musique. Troupe d’acteurs fidèles, récemment enrichie générationnellement, élégie de la lutte des classes et romanesque pagnolesque, fidélité d’une œuvre à ses fondations, morales, artistiques et politiques. En un mot, sinon une solitude (voir Paul Vecchiali, Jean-Louis Comolli, Marie Dumora et quelques autres…), du moins une perle rare dans le paysage audiovisuel français.

Là-dessus – sauf à pratiquer une politique des auteurs qui confine à la béatitude sectaire –, il y a évidemment des hauts et des bas. On dira que Une femme aujourd’hui ne fait pas partie des hauts. Une double rédemption en anime le propos, celle d’une mère et de sa fille. La mère (Ariane Ascaride), retraitée en couple avec un gars placide qu’il ne faut pas trop longtemps chauffer (Gérard Meylan), apprend incidemment qu’elle est en réalité la fille de la femme de ménage algérienne qui travaillait pour la famille, « engrossée » par son père et sous le sceau d’un lourd secret intronisé dans la fratrie.

Il vous reste 59.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué