« S’il devait y avoir des affrontements graves et lourds [ce samedi 17 octobre], tous les types d’arme intermédiaire peuvent être utilisés. » A la veille d’une mobilisation que craignaient les pouvoirs publics, Laurent Nuñez a persisté dans la fermeté, aiguillonné par des syndicats policiers offensifs.
Sur France 2, vendredi 16 octobre, le ministre de l’intérieur a indiqué qu’en cas de besoin, les forces de l’ordre pourraient avoir recours à la grenade assourdissante EF-SON, qui avait mutilé un lycéen de 15 ans à Lens (Pas-de-Calais), le 5 octobre. L’ex-préfet de police de Paris avait annoncé, le 7 octobre, sa suspension à titre conservatoire, le temps de l’enquête, tout en se ménageant une marge de manœuvre : cette interdiction valait « dans le cadre du mouvement des lycéens uniquement ». Pour le ministre, la mobilisation de ce 17 octobre n’est donc pas concernée par cette suspension, puisque son contour est plus large.
L’utilisation des armes de force intermédiaires, qui vont du gaz lacrymogène aux grenades en passant par les lanceurs de balles de défense (LBD), a suscité de nombreuses interrogations au fil de la mobilisation lycéenne. D’un côté, des adolescents et leurs parents choqués de voir de telles armes utilisées contre des mineurs, en mutilant plusieurs. De l’autre, des forces de sécurité inquiètes qu’on puisse les leur retirer, martelant leur importance.
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