C’est devant un hémicycle clairsemé que Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne, s’est exprimé, lundi 19 octobre, au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. La veille, les 19 élus du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) avaient annoncé boycotter cette séance solennelle, dénonçant une stratégie française et européenne qui conduirait, selon eux, à un « abandon de [leur] souveraineté minière ». Leur opposition n’empêchera toutefois pas sa signature d’un accord sur les matières premières, prévue pour mardi.
Absents également, à une exception près, les élus de l’Union nationale pour l’indépendance étaient retenus dans la province Nord. « Nous avons 15 autres accords avec des pays à travers le monde qui cherchent à participer à notre stratégie. J’avoue que j’ai plutôt des pressions inverses pour signer le plus rapidement possible », s’est contenté de commenter Stéphane Séjourné.
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