Un homme d’une cinquantaine d’années a été mis en examen et écroué pour le meurtre de sa fille adolescente, dont le corps a été retrouvé, mercredi 21 octobre, enterré dans le Finistère, a annoncé le parquet de Brest.
Né à Mayotte en 1971, l’homme avait été placé en garde à vue mardi dans le cadre d’une information judiciaire pour enlèvement, séquestration et meurtre aggravé, selon un communiqué du procureur.
Sa fille, née en 2009, était portée disparue depuis le 8 mars 2026. Déjà mis en examen et sous contrôle judiciaire pour des infractions sexuelles sur sa fille, le suspect a reconnu qu’elle était morte et a donné des éléments pour permettre la localisation du corps.
« Il évoquait une altercation, au cours de laquelle il aurait frappé sa fille, faits selon lui survenus le dimanche 8 mars 2026, en son domicile situé au Relecq-Kerhuon », dans l’agglomération de Brest, a précisé le procureur Stéphane Kellenberger.
« Passages à l’acte »
Mercredi, les enquêteurs ont découvert un corps, « compatible avec celui d’une mineure, enterré en la commune de Châteaulin », au sud de Brest, a-t-il précisé.
Il y a deux ans, en novembre 2024, la victime avait confié dans un cadre scolaire avoir été victime « de viols de la part de son père, entre ses 11 et 14 ans » et évoqué « une possible administration d’un médicament à ces occasions », selon le parquet. Les trois filles mineures de la famille avaient alors fait l’objet d’un placement provisoire mais l’enquête pénale ouverte par le parquet n’avait pu aboutir dans l’immédiat. La victime n’avait pas souhaité évoquer les faits avec les enquêteurs tandis que sa famille « ne rapportait aucun élément pouvant confirmer ou infirmer les propos de la mineure », selon le parquet.
Ce n’est qu’après la disparition de la victime en mars dernier que ses sœurs ont confirmé « le comportement déplacé » de leur père, « ainsi que des passages à l’acte ».
En avril, le quinquagénaire avait alors été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « viols incestueux et agressions sexuelles sur mineure, administration de substance nuisible et soustraction de mineure ».
Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.