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Féminicide à Sarreguemines : le compagnon de la victime mis en examen et écroué

Féminicide à Sarreguemines : le compagnon de la victime mis en examen et écroué

L’homme de 50 ans, qui s’était rendu au commissariat de Sarreguemines (Moselle) lundi 1er juin pour avouer avoir étranglé sa compagne, a été mis en examen pour « homicide sur conjoint » et placé en détention provisoire, a fait savoir le parquet de Metz, jeudi 4 juin.

Durant sa garde à vue, le mis en cause « a réitéré sa reconnaissance des faits » : il « reprochait à sa concubine d’avoir entretenu une liaison avec un autre homme », a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) le procureur de la République de Metz, David Touvet.

Une autopsie, conduite mercredi matin, a confirmé la mort de la victime, une mère de famille de 37 ans, « par strangulation », et donc les dires du mis en cause. La famille était inconnue des services de police ou de la justice pour des violences intrafamiliales. Aucune plainte ni intervention de la police à leur domicile, à Sarreguemines, n’a été relevée. L’enfant du couple, âgé de 3 ans, « a été pris en charge par des membres de la famille », a précisé David Touvet.

Des cris entendus dans l’appartement du couple

Le procureur de la République de Sarreguemines, Olivier Glady, initialement saisi de l’enquête et qui s’en est dessaisi au profit du pôle criminel du parquet de Metz, avait expliqué mardi qu’une enquête de voisinage avait permis d’apprendre qu’une voisine avait « entendu des cris » provenant de l’appartement du couple, lundi vers 17 h 30. Le médecin légiste dépêché sur place a par la suite estimé la mort de la victime à 18 heures.

Il n’avait, lors des premières constatations à la suite de la levée de corps, pas constaté de blessure de défense, mais « des traces de violences entre les clavicules et le cou de la femme ainsi que des traces de suffocation », avait indiqué Olivier Glady.

Selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre, le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11 % en France entre 2023 et 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, avait alors jugé que la situation était « insupportable » et assuré que la mobilisation des forces de l’ordre était « totale ».

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