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La mobilisation lycéenne se poursuit partout en France : « Battles d’aura », Marseillaises, défilés et incidents

La mobilisation lycéenne se poursuit partout en France : « Battles d’aura », Marseillaises, défilés et incidents

Ils voulaient « prendre la Bastille ». Alors, ils ont rempli à ras bord cette place symbolique du centre de Paris de leur détermination à poursuivre un mouvement pour l’instant loin de l’essoufflement. Comme lors des précédentes manifestations deux jours plus tôt, lycéens et étudiants étaient encore des dizaines de milliers à demander de meilleures conditions d’apprentissage, à protester contre le Rassemblement national (RN) ou les violences policières. Jeudi 8 octobre, d’après le ministère de l’intérieur, les cortèges ont réuni 71 500 personnes dans tout le pays, dont 24 500 à Paris. De plus, 55 000 jeunes ont participé à des actions devant des établissements scolaires, une partie seulement ayant rejoint les rassemblements.

L’« acte IV » s’était ouvert jeudi matin à Lyon, où environ 3 500 manifestants mêlant lycéens, étudiants universitaires et enseignants ont défilé entre Bron, dans la métropole de Lyon, et le 8e arrondissement, sans aucun incident. Parmi eux, une maman du quartier, aux origines algériennes, en larmes : « Quand je vois tous ces policiers, j’ai peur, j’ai peur pour nos enfants », raconte-t-elle, elle qui vient « d’un pays où la jeunesse n’a pas le droit de manifester ».

Des étudiants des universités Lyon-II et Lyon-III étaient en tête du cortège, très remontés. « On vous envoie des SOS, vous nous envoyez vos CRS », proclamait la pancarte d’Oriane (les personnes citées par leur seul prénom n’ont pas souhaité donner leur nom), étudiante en psychologie à Lyon-II. De brefs affrontements se sont produits après la dispersion de la manifestation officiellement déclarée.

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