Économie

Le défi des augmentations de salaire annuelles, sous la pression de salariés au pouvoir d’achat érodé par des mois d’essence trop chère

Le défi des augmentations de salaire annuelles, sous la pression de salariés au pouvoir d’achat érodé par des mois d’essence trop chère

« Tout augmente sauf notre salaire », répètent les travailleurs français ces derniers temps, et plus encore ceux qui utilisent leur véhicule quotidiennement alors que le carburant atteint des prix record. « Je gagne 1 800 euros nets après vingt-six ans de carrière, c’est la honte, hein ? interpellait par exemple Chorok (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), 46 ans, employée à la Sécurité sociale dans le Val-d’Oise, en manifestant le 29 septembre contre le gel du point d’indice des fonctionnaires. Je prends ma voiture tous les jours pour aller au travail, 75 km aller-retour, un plein par semaine, 90 euros ! Avec trois enfants, les courses… J’ai l’impression de travailler à perte. »

Selon les calculs réalisés pour Le Monde par l’Institut français d’économie, la chute du pouvoir d’achat depuis 2024 correspond à une perte de 1 200 euros (en valeur réelle, corrigée de l’inflation) pour une famille de deux adultes et deux enfants. Et de 600 euros pour un adulte seul. Les salaires ne progressent pas à la hauteur de l’inflation : depuis 2019, ils ont augmenté de 18,7 % contre 21,3 % pour l’indice des prix.

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