Les ossements retrouvés dans le Tarn sur les indications de Cédric Jubillar jeudi sont bien ceux de son épouse, Delphine, qui avait disparu fin 2020, a indiqué, dimanche 19 juillet, le procureur général de Toulouse.
« Le parquet général confirme que les analyses ADN réalisées par l’IRCGN [Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale] ont permis d’établir que les ossements retrouvés correspondent bien à ceux de Delphine Aussaguel », a déclaré Nicolas Jacquet.
Les ossements, retrouvés sur une exploitation agricole à Mailhoc (Tarn), à une dizaine de kilomètres de la maison du couple Jubillar, avaient été acheminés au laboratoire de l’IRCGN à Pontoise, en région parisienne, pour y être analysés.
Les fouilles ont duré deux jours, jeudi et vendredi. Le corps de la victime a été probablement éparpillé de manière accidentelle lors de travaux agricoles.
Jugement en appel en septembre
Cédric Jubillar, peintre-plaquiste qui avait toujours nié sa responsabilité dans la disparition de son épouse, infirmière âgée de 33 ans et mère de leurs deux enfants, a finalement avoué auprès de ses avocats avoir tué et enterré Delphine Jubillar une nuit de décembre 2020.
Il a reconnu avoir commis « un acte abominable », selon Pierre Debuisson, l’un de ses avocats. Ses conseils ont rendu publics ses aveux le 6 juillet. Il a ensuite été entendu par la justice à qui il a révélé le lieu où il avait dissimulé le corps.
Pendant deux jours, le dispositif de recherches a totalisé une centaine de gendarmes, dont une équipe de lutte antidrone, notamment pour boucler le périmètre autour de la RD600 entre les villages de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère.
Delphine Jubillar, née Aussaguel, avait disparu du domicile du couple en instance de divorce à Cagnac-les-Mines, près d’Albi, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, pendant un couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19. Elle s’apprêtait à refaire sa vie avec un autre homme.
Cédric Jubillar a été condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion après quatre semaines de procès. Il doit être rejugé en appel à partir du 21 septembre devant la cour d’assises de Haute-Garonne.