Une « solution clé en main », sans avance de trésorerie à effectuer, ni factures en hausse à redouter : voilà ce que promet le gouvernement français aux ménages dont les revenus sont modestes ou très modestes pour les inciter à équiper leurs maisons en pompes à chaleur – des équipements fonctionnant à l’électricité – en lieu et place de chaudières au gaz ou au fioul. Annoncée dès avril par le premier ministre, Sébastien Lecornu, comme une mesure phare du plan d’électrification des usages, cette « offre intégrée » entend stimuler la demande pour ce mode de chauffage, de même que, depuis 2024, le « leasing social » (location avec option d’achat) tire déjà les ventes de voitures électriques.
Installation de l’équipement, maintenance, ainsi que fourniture d’électricité pendant au moins trois ans : disponible en précommande à partir du jeudi 1er octobre en vue de premières mises en service pour novembre, le dispositif vise 55 000 achats de pompes à chaleur air-eau d’ici à 2028, pour une aide moyenne de 9 800 euros par foyer. Ce type de modèle a un avantage : il capte les calories de l’air extérieur pour chauffer l’eau d’un système de chauffage classique préexistant à l’intérieur du logement, à la différence des pompes air-air.
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