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Manchester City, reconnu coupable de « graves » infractions financières de la Premier League, a fait appel

Manchester City, reconnu coupable de « graves » infractions financières de la Premier League, a fait appel

Reconnu coupable de violations des règles financières du championnat anglais de football, Manchester City a annoncé, vendredi 2 octobre, avoir fait appel du jugement de la commission indépendante mandatée par la Premier League, rendu public mardi.

Dans un communiqué, le club se dit innocent des faits qui lui sont reprochés sur la période 2009-2018, notamment d’avoir gonflé artificiellement ses revenus et minoré ses coûts de plus de 900 millions de livres sterling (plus d’un milliard d’euros).

Manchester City dénonce des « erreurs manifestes et substantielles de droit, de principe et de fait » dans le verdict, annonçant disposer d’un « ensemble complet de preuves irréfutables (…) à l’appui de ses positions ».

Une sanction doit encore être prononcée à son encontre, à une date non précisée. La formation détenue depuis 2008 par le cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyane, membre de la famille royale des Emirats arabes unis, risque, dans le scénario le plus sévère, la perte de plusieurs titres et l’exclusion de la Premier League.

« Conséquences majeures pour l’intégrité »

Alors que l’équipe nationale anglaise est réunie en Croatie dans le cadre de la Ligue des nations, le sujet s’est forcément invité dans les discussions, a reconnu le sélectionneur allemand des Three Lions, Thomas Tuchel, en conférence de presse.

La Fédération nationale est sortie de son silence, vendredi matin, pour estimer que les violations financières de Manchester City avaient eu des « conséquences majeures pour l’intégrité » du football. Dans un communiqué, l’instance a précisé qu’elle « analysait avec attention les conclusions [de l’enquête menée par la Premier League] et ses implications » afin de prendre les mesures appropriées.

Cette affaire pourrait aussi avoir des répercussions géopolitiques, alors que le club est l’une des plus éclatantes vitrines du « soft power » d’Abou Dhabi, avec qui le Royaume-Uni entretient des liens de longue date. La compagnie aérienne émiratie Etihad, partenaire principal de Manchester City, a d’ailleurs vivement critiqué le verdict, jeudi.

Le premier ministre britannique, Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester, avait de son côté salué, mercredi, les investissements des propriétaires émiratis du club, avant que Downing Street ne tempère ce soutien, assurant le lendemain, que la formation n’était pas « au-dessus des règles ».

De leur côté, les avocats du pirate informatique et lanceur d’alerte Rui Pinto, à l’origine des révélations des « Football Leaks » qui ont notamment permis de mettre au jour les infractions imputées à Manchester City, ont dénoncé vendredi la fin du programme de protection spécial dont il bénéficiait.

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