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Manifestations du 24 octobre : à Rouen, une enquête ouverte après un jet de grenade policière près d’enfants

Manifestations du 24 octobre : à Rouen, une enquête ouverte après un jet de grenade policière près d’enfants

Le procureur de Rouen a ouvert une enquête à la suite de la diffusion de vidéos montrant un policier lançant un projectile qui explose aux pieds d’un enfant, au cours des manifestations du 24 octobre, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime à l’Agence France-Presse (AFP). Sollicité par l’AFP, le procureur, Sébastien Gallois, n’avait pas répondu, mardi après-midi.

Le maire de Rouen, le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, avait saisi la justice, lundi, concernant ce jet de projectile et réclamé des « sanctions » si des « manquements étaient confirmés ».

Samedi 24 octobre, vers 17 heures, « Mme Kljakic et ses trois enfants mineurs rentraient d’une balade à pied en direction de leur domicile », selon le signalement de Nicolas Mayer-Rossignol. Mme Kljakic « ne participait pas à un rassemblement » lorsqu’un « projectile en provenance des forces de l’ordre a explosé au pied de l’un de ses enfants âgé de 5 ans », peut-on lire dans ce courrier adressé au procureur de Rouen.

« Aucune situation de trouble à l’ordre public »

« Aucune situation de trouble à l’ordre public n’était apparente et ne justifiait l’utilisation de ce projectile à ce moment précis », a dit l’élu, selon lequel Mme Kljakic a déposé plainte contre X.

Dans les vidéos consultées par l’AFP, on peut voir un motard casqué et siglé « police » dégoupiller et lancer quelques mètres devant lui un projectile qui explose aux pieds d’une femme entourée de trois enfants. La famille marchait alors dans une rue calme, précédée de passants dont certains, avec capuche et masques chirurgicaux, semblent avoir participé à la manifestation du jour, avant de fuir en pleurs un nuage de gaz lacrymogène.

La députée de la 4e circonscription de Seine-Maritime, l’« insoumise » Alma Dufour, a saisi la justice, mardi, pour les mêmes faits et « des usages disproportionnés de la force et des agissements illégaux de fonctionnaires de police ». Son signalement porte également sur « des agressions imputées à des groupuscules d’extrême droite », le 24 octobre, dont certains membres ont été identifiés dans des vidéos. Parmi eux figure le groupe Les Normaux, dont la dissolution a été demandée, lundi, au premier ministre, Sébastien Lecornu, par le maire de Rouen.

Dimanche, une enquête pour violences aggravées avait été ouverte par le parquet de Rouen après la diffusion par le média Blast d’une vidéo montrant plusieurs militants nationalistes frappant un homme à terre après la manifestation du 24 octobre.

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