Un conseil de défense présidé par Emmanuel Macron a eu lieu mercredi 28 octobre afin de préparer le dispositif de maintien de l’ordre « du week-end à venir et des manifestations suivantes » et, ainsi, « prévenir le défaut d’anticipation » du 17 octobre, a fait savoir l’Elysée.
Une nouvelle journée de manifestations est prévue le samedi 31 octobre. Cette réunion fut l’occasion de faire un « retour d’expérience du week-end passé », qui s’est déroulé sans incident majeur, a ajouté l’Elysée, disant vouloir « maintenir un haut niveau de vigilance ».
Lors du conseil des ministres, le chef de l’Etat est intervenu pour exposer « trois axes » à examiner : « l’ordre, les négociations et l’accompagnement », a rapporté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, lors de son compte rendu. Rappelant la volonté de l’exécutif d’être « intraitable face aux factieux et aux délinquants », il a, selon elle, « remercié vivement les forces de l’ordre pour leur mobilisation exceptionnelle ». « C’est cet ordre qui continuera de prévaloir » pour les deux prochaines journées annoncées : à l’appel des « gilets jaunes » samedi, puis à l’appel des syndicats le 5 novembre.
« Attention toute particulière » pour les commerçants
Le président a en outre rappelé, a dit Maud Bregeon, que les revendications des manifestants « lycéennes, étudiantes, sociales », devaient être « écoutées et sont légitimes ».
Enfin, « une attention toute particulière a été demandée par le président de la République au gouvernement » pour les commerçants touchés par ces manifestations, par les fonds pour les commerçants, le chômage partiel et les assurances, a précisé la porte-parole.
Le ministre du commerce, Serge Papin, a par ailleurs déclaré mercredi que les entreprises ayant « subi des dommages » lors des pillages et casses pourraient bénéficier d’une aide directe allant « jusqu’à 10 000 euros ». Seules sont éligibles celles de moins de 10 millions de chiffre d’affaires annuel et de moins de 50 salariés, « pour leur permettre de redémarrer rapidement », a déclaré le ministre, qui chiffre à « à peu près 3 000 » les entreprises atteintes.
La porte-parole du gouvernement a ajouté qu’« une attention particulière [serait] portée à la baisse d’activité dans les centres-villes, singulièrement à l’approche des fêtes de Noël », avec « une adaptation des tracés de mobilisation en conséquence », en dehors des centres-villes, comme ça a été le cas à Paris samedi dernier.