L’engagement pris par le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, jeudi 8 octobre, était clair : déployer, « entre vendredi [9 octobre] et mardi [13 octobre] », quelque 3 000 enseignants remplaçants jusqu’alors sans affectation afin de combler les manques. Le ministère avait alors identifié 114 lycées « dans le rouge » en matière de postes à pourvoir, et 400 « orange », soit 20 % des lycées publics du pays. Les deux tiers des remplaçants ont été affectés depuis vendredi, a déclaré Edouard Geffray devant la commission des affaires culturelles du Sénat, mercredi 14 octobre. Selon lui, le nombre de lycées rouges est descendu à 49, sans qu’il définisse ce à quoi correspond cette catégorisation.
L’annonce, qui se veut « concrète » et rapide pour répondre à l’une des principales revendications du mouvement lycéen, a soulevé une foule d’interrogations. Comment un lycée sur cinq pouvait-il se trouver en situation critique début octobre alors qu’Edouard Geffray assurait début septembre qu’« il n’y [avait] que quelques dizaines de postes vacants cette année dans le second degré » après une meilleure session de recrutement ? Comment le ministère a-t-il pu ignorer jusqu’à début octobre l’existence de 3 024 professeurs remplaçants disponibles pour couvrir ces besoins ? Et leur mobilisation suffit-elle à résorber les déficits de ce début d’année ?
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