Les comptes rendus policiers, d’où qu’ils proviennent en France, partagent la même mention géographique : « à proximité d’un point de deal ». L’âge des victimes, comme celui des assaillants, dépasse rarement la vingtaine d’années. Les forfaits – tirs dans les jambes, les bras, l’abdomen, mais aussi rafales sur les portes ou les murs… – portent comme signature celle du travail mal fait. Ces règlements de comptes atteignent pourtant leur objectif : démontrer sa force et semer la terreur.
Nantes, Grenoble, Lyon, Valence, Toulouse, Marseille, mais aussi Reims (Marne), Alès (Gard) ou Roubaix-Tourcoing (Nord)… depuis le début du printemps, les lieux de vente du trafic de stupéfiants sont le théâtre d’assauts à l’arme automatique réguliers, dans une situation sous haute tension à l’échelle nationale, illustrée mi-juillet par les graves intimidations dont a fait l’objet le maire d’Alès, Christophe Rivenq (Les Républicains, LR), qui a dû être exfiltré de son domicile en urgence après avoir reçu des menaces liées au narcotrafic.
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