Politique

Pourquoi le Sénat a-t-il enterré le rapport sur le burn-out ?

Pourquoi le Sénat a-t-il enterré le rapport sur le burn-out ?

Cinq mois de travaux, un état des lieux de près de 200 pages assorti de 39 recommandations. Et, au bout du chemin, un enterrement de première classe. Le rapport de la mission d’information sénatoriale consacré à « la souffrance psychique au travail » vient de subir un triste sort. Le 8 juillet, les élus des groupes Les Républicains (LR) et Union centriste (UC), majoritaires au Palais du Luxembourg, ont estimé qu’il ne devait pas être rendu public, le trouvant « orienté ». Une issue plutôt rare, qui a indigné leurs collègues de gauche et de centre gauche. Ceux-ci y voient une manifestation de sectarisme, d’autant plus révoltante selon eux que le document en question, auquel Le Monde a eu accès, a une approche nuancée du sujet et cherche seulement à promouvoir une réflexion générale à la veille d’échéances électorales majeures.

Cette mission d’information a vu le jour début février, à l’initiative du groupe Rassemblement démocratique et social européen. L’une de ses membres, Annick Girardin, élue à Saint-Pierre-et-Miquelon, a été désignée rapporteure, tandis que la socialiste Monique Lubin, implantée dans les Landes, s’est vu confier la présidence. Sous leur houlette, de nombreuses auditions ont été conduites, aboutissant à un projet de rapport très riche, avec des conclusions souvent incisives, mais qui ne font pas consensus tout en étant jugées incomplètes.

Il vous reste 85.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué