Politique

Primaire à gauche : Ségolène Royal ressuscite son « ordre juste »

Primaire à gauche : Ségolène Royal ressuscite son « ordre juste »

La candidate à la primaire à gauche Ségolène Royal a ressuscité, mardi 22 septembre, lors de sa première réunion publique de campagne à Alfortville (Val-de-Marne), son slogan de la campagne 2007 de « l’ordre juste », sans pour autant faire salle comble.

A la veille du premier débat télévisé de cette primaire, l’ancienne candidate à la présidentielle a réuni ses partisans − près de 600 selon les organisateurs et environ 200 selon les estimations de l’Agence France-Presse (AFP − dans un gymnase d’Alfortville, ville dirigée par un de ses soutiens, Luc Carvounas. Dans la salle, plusieurs spectateurs interrogés par l’AFP expliquaient être venus plus par curiosité que par soutien profond à Ségolène Royal.

Sans présenter de programme précis, elle a livré quelques orientations. Elle a notamment convoqué son slogan d’il y a presque vingt ans, « l’ordre juste », auquel elle a ajouté « La France tranquille », en clin d’œil à l’ancien président socialiste François Mitterrand, dont elle fut la ministre.

« L’ordre juste dans une France tranquille »

« L’ordre juste, c’est remettre des règles, des droits et des devoirs pour l’Etat et les institutions de la République qui doivent être exemplaires », a-t-elle lancé. « L’ordre juste dans une France tranquille, c’est aussi garantir aux jeunes générations qu’elles n’auront pas à porter seules le poids des crises ni la fatalité du déclin », a martelé celle qui a fêté, mardi, ses 73 ans. « Depuis dix ans, on a été gouverné par la peur », a dénoncé devant la presse l’ancienne ambassadrice des pôles d’Emmanuel Macron (2017-2020).

Celle qui a allumé la première mèche de la primaire socialiste − en qualifiant Raphaël Glucksmann de « stagiaire » à qui on ne saurait « confier une entreprise » − n’a pas souhaité s’épancher devant les journalistes sur son échange de piques avec le fondateur de Place publique.

« Je ne vais pas revenir là-dessus. Je parle des autres candidats que quand on me pose des questions sur eux. Là, je suis à ma réunion publique, je parle aux Français », a-t-elle insisté. « Le centre mou social-démocrate, mâtiné de macronisme, va s’effondrer », a néanmoins prédit l’ancienne députée des Deux-Sèvres.

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