Économie

Qui viendra sauver la France en cas de crise de la dette ?

Qui viendra sauver la France en cas de crise de la dette ?

Qui viendra sauver la France ? Alors que les taux d’intérêt des obligations françaises ont dépassé, mercredi 21 octobre, la barre des 5 %, pour la première fois depuis 2002 – et même 5,1 % jeudi 22 octobre –, la question d’une éventuelle aide extérieure refait surface. L’éphémère premier ministre François Bayrou (décembre 2024-octobre 2025) brandissait régulièrement la menace d’une intervention du Fonds monétaire international (FMI), mais celle-ci est hautement improbable. En revanche, tous les regards sont tournés vers la Banque centrale européenne (BCE), qui a une gamme d’outils à sa disposition, de la simple déclaration jusqu’à l’intervention directe sur les marchés, en passant par une politique monétaire moins restrictive.

Pour l’instant, la France n’est pas dans une crise de la dette : elle continue à se financer sans problème – la dernière émission de dette à dix ans s’est déroulée sans heurts le 1er octobre –, la balance des paiements est équilibrée et le pays repose sur une très forte épargne privée. Et, comme le faisait remarquer dans une note du 4 octobre Alexandre Stott, économiste chez Goldman Sachs, il existe une solution plus adéquate que les plans de secours : tout simplement réduire le déficit. « S’occuper du problème de fond nécessite une solution budgétaire plutôt que la BCE », écrit-il.

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