Le renoncement n’est pas une surprise. Il n’en reste pas moins glaçant. Un mois après avoir signé en catimini la loi Graham, adoptée de façon bipartisane au Congrès, Donald Trump en a gelé l’application par décret présidentiel, vendredi 16 octobre, « dans l’intérêt national des Etats-Unis ». Sans plus de précision. Ce texte débattu depuis plus d’un an prévoyait des sanctions lourdes contre les pays important du pétrole et du gaz russe (jusqu’à 100 % de tarifs douaniers). Les importations de produits russes aux Etats-Unis pouvaient eux-mêmes être soumises à des droits douaniers de 500 %. La fameuse flotte fantôme permettant les exportations énergétiques de la Russie, ainsi que le système bancaire la soutenant, étaient aussi visés.
Mais de cela, Donald Trump ne voulait pas, même si le reste des sanctions américaines déjà adoptées reste pour l’instant en place. Suivant depuis l’origine une stratégie erratique pour résoudre la guerre en Ukraine, marquée par une complaisance vis-à-vis de Moscou, le magnat est aujourd’hui confronté aux conséquences de ses imprudences sur un autre front : l’Iran. Le prix de l’essence et du diesel a explosé aux Etats-Unis et devrait déterminer le choix de nombreux électeurs, à l’occasion des midterms prévus le 3 novembre.
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