L’ambition est grande : le Baromètre du pouvoir de vivre entend dresser un diagnostic du quotidien des Français, de leurs projections dans l’avenir et de leur perception de la société. Pour le Pacte du pouvoir de vivre (65 associations, syndicats, mutuelles) et la Fondation Jean Jaurès, qui l’ont publié mercredi 4 novembre, il s’agit, explique la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, de « peser dans le débat présidentiel » et d’éviter l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Ainsi que de mesurer « l’ampleur des fragilités du pays et le décalage entre les données publiques et le ressenti des personnes », grâce à un sondage Ipsos/BVA auprès d’un échantillon particulièrement important de 12 000 personnes.
La fragilité économique des Français s’avère « bien au-delà des chiffres de la pauvreté [qui concerne 15,3 % de la population métropolitaine] et de son halo [8 %] », souligne la directrice du Pacte du pouvoir de vivre, Amandine Lebreton : la moitié des sondés disent « s’en sortir difficilement pour vivre correctement et dignement ». Pour raisons financières, 19 % de la population renonce à des repas, et 50 % à des aliments de qualité. Un cinquième des parents ont dû renoncer à des souhaits de scolarité ou de formation pour leurs enfants, principalement à cause des coûts que cela représente.
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