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Canicule : les maires en première ligne

Canicule : les maires en première ligne

Nathalie Appéré est bien obligée de se rendre à l’évidence : « On pensait que l’on aurait le climat toulousain à l’horizon 2030-2035, explique la maire (Parti socialiste, PS) de Rennes. Or, nous y sommes déjà. Et dans cinq à dix ans, c’est plutôt celui du centre Portugal que nous aurons… » Depuis le début de la semaine, une canicule précoce frappe l’ouest du pays, et singulièrement la Bretagne, peu habituée à une telle fournaise.

D’un bout à l’autre de la France, les maires sont aux avant-postes. A Paris, Emmanuel Grégoire (PS), nouvellement élu, a multiplié les déplacements sur le terrain les 27 et 28 mai pour se montrer à la tâche et à l’écoute des trois publics particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs : les personnes âgées, les enfants et les sans-abri.

Le successeur d’Anne Hidalgo s’est rendu dans l’un des quinze établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) gérés par la ville. « Bonjour, il y a quelqu’un ? C’est le maire de la ville » : vingt minutes de vélo plus tard, le voilà en train de faire le tour des campements de fortune du boulevard Bourdon, dans le 4e, pour accompagner la maraude quotidienne de l’unité d’assistance aux sans-abri venue distribuer des gourdes en métal pleines.

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