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La mise en œuvre du « RSA rénové » entraîne des durcissements pour ses bénéficiaires et d’importantes disparités entre départements

La mise en œuvre du « RSA rénové » entraîne des durcissements pour ses bénéficiaires et d’importantes disparités entre départements

Elle raconte le « calvaire » de survivre deux mois sans le revenu de solidarité active (RSA), avec un enfant à nourrir, le loyer et les factures à payer. Adèle (son prénom a été modifié), mère isolée d’une quarantaine d’années, a perdu 10 kilos et s’est angoissée comme jamais : « J’avais peur que les services sociaux, qui m’avaient donné des aides d’urgence, me retirent mon enfant. »

A son arrivée dans le Vaucluse, le référent RSA, « très gentil », lui avait expliqué qu’« ici », ses lourds problèmes de santé ne lui permettraient pas d’être exemptée d’une inscription à France Travail. Trois semaines après avoir signé son contrat d’engagement, obligatoire, où elle promettait de « renforcer son employabilité », ses droits au RSA étaient supprimés. Réinscriptions, envois de documents complémentaires, convocations et radiations se sont succédé. Les deux mois d’affilée sans RSA ont eu raison de sa ténacité. Elle a débuté un CDD à temps partiel, qui l’a épuisée. Enchaîné avec un autre, malgré une nouvelle détérioration de son état.

Cela fait près d’un an qu’est paru le « décret sanctions » du 30 mai 2025, qui soumet les allocataires du RSA, comme les autres inscrits à France Travail, à un dispositif de « suspension-remobilisation » en cas de manquements. Et près d’un an et demi qu’avec la mise en œuvre de la loi « pour le plein-emploi », le « RSA rénové », avec ses quinze heures d’activité obligatoires, a été étendu à l’ensemble des départements qui financent l’allocation et accompagnent ses bénéficiaires. Aucun bilan officiel n’a encore été dressé.

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