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Polémique autour de Xenia Fedorova, chroniqueuse pro-Kremlin : des eurodéputés réclament des sanctions européennes

Polémique autour de Xenia Fedorova, chroniqueuse pro-Kremlin : des eurodéputés réclament des sanctions européennes

Des eurodéputés ont demandé à l’Union européenne de prendre des sanctions à l’encontre de la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, accusée d’être la voix du Kremlin dans les médias contrôlés par le milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré, a appris l’Agence France-Presse auprès du groupe Renew (centre).

C’est l’eurodéputée française Nathalie Loiseau qui est l’origine de cette initiative du groupe centriste, contre cette ancienne patronne de la chaîne russe RT en France, interdite dans l’Union européenne depuis mars 2022, un mois après l’invasion russe de l’Ukraine.

Dans une lettre adressée aux dirigeants de l’UE, elle réclame des sanctions individuelles à l’encontre de cette « propagandiste russe notoire », coupable, selon ce texte soutenu par un tiers du groupe Renew, de la diffusion de narratifs propagandistes sur la guerre en Ukraine et à l’égard de l’UE.

La décision d’imposer des sanctions appartient aux 27 Etats membres de l’UE, sur proposition de la Commission européenne. Depuis octobre 2024, l’Union européenne peut prendre des sanctions à l’encontre de personnalités ou d’entités responsables de recourir à la « désinformation coordonnée et à la manipulation de l’information ».

« Propagandiste »

Xenia Fedorova est accusée par les autorités françaises de défendre régulièrement les positions du Kremlin, notamment lors de chroniques régulières dans des médias appartenant au milliardaire breton.

La semaine dernière, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a pointé les « propos très graves » de Xenia Fedorova, qui « inversent complètement la charge de la preuve sur les responsabilités entre la Russie et l’Ukraine ». Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, l’a aussi qualifiée de « propagandiste » pro-Poutine.

Les conditions de l’octroi de son permis de séjour, délivré en 2024 pour une période de dix ans, ont soulevé une polémique en France au moment où le gouvernement s’efforce de lutter contre la désinformation.

La lettre signée par Nathalie Loiseau est adressée à Antonio Costa, président du Conseil européen, instance qui regroupe les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, et à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

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