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Santé mentale : des rendez-vous sous 48 heures seront proposés aux élèves « repérés » par l’éducation nationale

Santé mentale : des rendez-vous sous 48 heures seront proposés aux élèves « repérés » par l’éducation nationale

Pour détecter précocement les problèmes de santé mentale, chaque jeune qui sera « repéré » par l’éducation nationale (médecins scolaires, infirmières scolaires, enseignants, directeurs…) bénéficiera d’un « coupe-file pour avoir rendez-vous dans les 24-48 heures » avec un professionnel, a annoncé, mardi 2 juin, la ministre de la santé.

Si c’est un médecin scolaire, une infirmière scolaire ou un psychologue scolaire qui repère une situation de détresse, « il pourra être en contact avec les professionnels de santé de ville de son territoire (psychologue, psychiatre, pédopsychiatre) et ainsi permettre directement cette prise de rendez-vous rapide », a affirmé Stéphanie Rist sur Franceinfo.

Dans les cas où c’est l’enseignant ou le directeur qui détecte, et qu’il n’y a pas de soignant dans l’établissement, « il y aura une organisation sur le territoire des professionnels de santé entre eux », de manière à « libérer des créneaux pour de l’urgence », a-t-elle précisé. « Je connais l’état du système de santé », notamment le manque de médecins, mais « quand on repère des troubles psychiatriques plus tôt, on évite des hospitalisations. Donc nous avons à faire cette bascule », a-t-elle estimé.

Objectif zéro contention d’ici à 2030

Par ailleurs, Mme Rist a annoncé vouloir mettre fin aux pratiques de contention dans les établissements psychiatriques d’ici à 2030. La contention, « elle est traumatisante pour les familles, elle est traumatisante pour le patient lui-même et notamment chez les jeunes patients. Je l’annonce aujourd’hui, (…) nous devons aller vers le zéro contention en 2030 », a-t-elle déclaré.

« C’est possible. (…) Déjà un établissement sur dix en France est engagé dans ce zéro contention, que ce soit à Marseille, à Bordeaux, à Lyon. Il y a des pays, la Norvège, l’Espagne, qui sont à plus de 90 % de diminution de leur contention », a observé la ministre.

Il faudra « un nombre de professionnels adapté, des locaux adaptés » et « une formation de toute l’équipe », donc « évidemment, ce n’est pas du jour au lendemain » mais il s’agit de garantir « la dignité humaine » et de suivre les recommandations de la Haute Autorité de santé, car la contention peut entraîner ensuite des troubles mentaux « encore plus forts », a-t-elle conclu.

Mme Rist détaillera ces annonces mardi après-midi à l’occasion d’un rendez-vous interministériel destiné à dresser le bilan de la « grande cause nationale » lancée en 2025 autour de la santé mentale.

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