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Sénatoriales 2026 : le RN pioche à droite et parmi ses députés pour constituer son futur groupe

Sénatoriales 2026 : le RN pioche à droite et parmi ses députés pour constituer son futur groupe

Il fut un temps où Marine Le Pen réclamait la suppression d’un Sénat dont « [elle] ne vo[yait] plus bien à quoi il sert ». C’était en 2014. Le Front national a depuis laissé place au Rassemblement national (RN) et entrepris une quête de notabilisation visant toutes les institutions. Même le Sénat, que le parti ne veut désormais plus effacer mais coloniser, en s’appuyant sur d’anciens élus de la droite républicaine.

Pour la première fois, l’extrême droite peut légitimement espérer constituer un groupe (il faut au moins 10 élus) au Palais du Luxembourg, le 27 septembre, à l’occasion du renouvellement de la moitié des 348 sièges. Pour sortir de la marginalité dans cet hémicycle, où il ne compte aujourd’hui que trois parlementaires, le parti présidé par Jordan Bardella peut capitaliser sur les dizaines de mairies décrochées en mars lors des élections municipales et mettre à profit l’implantation lancée ces dernières années par les députés.

La configuration du prochain scrutin n’est pas pour déplaire au RN : nombre de départements en jeu se trouvent en plein dans les zones de force – historiques ou plus récentes – du mouvement ; ainsi de tout l’arc qui va de la Haute-Garonne jusqu’aux Alpes-Maritimes. Une majorité des députés lepénistes et ciottistes (91 sur 139) sont élus dans des territoires à renouveler.

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