Culture

A Limoges, l’hôtel de ville incendié en marge des manifestations « n’est pas encore sauvé »

A Limoges, l’hôtel de ville incendié en marge des manifestations « n’est pas encore sauvé »

La situation n’était pas encore stabilisée, lundi 19 octobre au soir, à l’hôtel de ville de Limoges, après le violent incendie allumé dans la nuit du 17 au 18 octobre, en marge des manifestations. La sous-direction antiterroriste (SDAT) a été saisie et un homme a été interpellé, mardi 20 octobre, en Haute-Vienne.

Sur place, la sécurisation de l’édifice par les pompiers était toujours en cours, lundi soir, tandis qu’une première équipe d’architectes en chef des monuments historiques et d’experts de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Nouvelle-Aquitaine a pu entrer dans le bâtiment pour établir un premier constat. Le bâtiment est dans un état précaire : l’incendie a provoqué l’effondrement du beffroi et de la charpente de ce bâtiment emblématique de l’architecture publique de la IIIᵉ République, inauguré en 1883 et dont plusieurs éléments sont classés au titre des monuments historiques depuis 1975.

Plusieurs salles détruites

Pour le moment, la façade en calcaire du bâtiment, reposant sur un soubassement en granit, est toujours debout. « Mais le bâtiment n’est pas encore sauvé », avertit Muriel Laskar, adjointe au maire chargée du patrimoine de la ville de Limoges. « La charpente, en bois et en métal, est en ruine, le pignon central a subi le feu, il faudrait donc pouvoir étayer au plus vite par en dessous pour consolider toute la partie centrale et éviter l’effondrement total. Mais c’est malheureusement impossible à ce stade, d’autant plus que la météo annonce des pluies continues pendant plusieurs jours », précise-t-elle.

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