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Mobilisation étudiante : « La fermeture administrative des universités transforme un problème politique en un problème de maintien de l’ordre »

Mobilisation étudiante : « La fermeture administrative des universités transforme un problème politique en un problème de maintien de l’ordre »

Le président de l’université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Loïc Josseran, s’étonne d’une forme d’invisibilisation de la mobilisation des étudiants et appelle, au nom de l’association France Universités, à l’organisation d’assises de la jeunesse pour que le gouvernement prenne en compte leurs préoccupations.

Quelle situation vivez-vous à l’université de Versailles ?

Depuis le 6 octobre, plusieurs de nos sites sont bloqués de façon labile, parfois par quelques étudiants ou parfois par 200, comme à l’IUT, à Vélizy. C’est un moment assez inédit, car très volatile et difficile à appréhender. On est dans un blocage 2.0 : on ne sait jamais véritablement ce qu’il va se passer d’heure en heure. Les blocages sont organisés en ligne sans qu’on ait eu le sentiment qu’il y ait eu une assemblée générale. Quand des étudiants ont fait jusqu’à deux heures de transport pour se rendre en cours et qu’ils se retrouvent devant un bâtiment bloqué, cette situation pourrait amener à des tensions entre étudiants. Il faut aussi penser à la frustration de ceux qui se sont levés tôt et qui s’inquiètent pour leur scolarité, tout en partageant les revendications de ceux qui bloquent. Certains étudiants sont harcelés par ceux qui considèrent qu’ils sont des traîtres parce qu’ils ne sont pas sur les barricades.

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