Économie

Après les violences urbaines du 17 octobre, le tourisme français craint pour son attractivité : « Mes proches au Brésil m’ont dit de ne pas aller à Paris »

Après les violences urbaines du 17 octobre, le tourisme français craint pour son attractivité : « Mes proches au Brésil m’ont dit de ne pas aller à Paris »

« On dirait de scène de guerre. » Venue de Recife, au Brésil, Nathalia Benning découvre les voitures calcinées, les commerces saccagés et les détritus qui jonchent encore les rues autour de la place de La République, à Paris, lundi 19 octobre. Elle a passé le week-end avec sa famille à Disneyland, à l’abri des manifestations et des violences urbaines. « Mes parents et tous mes proches au Brésil m’ont appelée pour me déconseiller de venir dans Paris avec les bébés, car c’était dangereux », raconte la jeune femme, en montrant les petites têtes emmitouflées dans les poussettes. Avec son mari et ses cousines, elle a finalement décidé de maintenir leurs visites dans la capitale. « Un peu inquiète », elle compte néanmoins éviter de sortir après la tombée de la nuit.

Comme elle, les touristes rencontrés dans le centre de Paris se montrent prudents, sans pour autant modifier leur programme. Les violences du week-end ont toutefois marqué certains visiteurs, dont les téléphones regorgent d’images de dégradations ou de heurts. Rongwin Zhu, une touriste chinoise de 29 ans, montre ainsi la vidéo d’un vélo électrique en flamme, dont la batterie a explosé. Malgré sa peur, elle dit garder une « bonne impression de Paris ».

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