Politique

A Orléans, une manifestation antifasciste empreinte de gravité et marquée par la division des gauches

A Orléans, une manifestation antifasciste empreinte de gravité et marquée par la division des gauches

Au sud de la Loire, le congrès du Rassemblement national (RN) ; au nord, la marche antifasciste ; et, entre les deux, la statue de Jeanne d’Arc, seule et sous la pluie. Orléans était coupée en deux, samedi 24 octobre, physiquement et politiquement. Seuls les forces de l’ordre, les services de secours, les journalistes et les riverains pouvaient franchir les ponts sur la Loire. Une coupure à l’image de deux France qui se tournent le dos.

Alors que le parti à la flamme tenait son congrès, la gauche, les syndicats et les organisations antifascistes, qui avaient appelé à une grande contre-manifestation, ont défilé dans une ville déserte et claquemurée par la peur des violences. Quelque 26 000 personnes selon les organisateurs, la moitié selon la préfecture du Loiret, se sont rassemblées devant le théâtre de la ville. Beaucoup de locaux, mais aussi des habitants du département et des personnes venues d’Ile-de-France, de Bretagne ou encore de Nice et de Vintimille, en Italie.

Mais la foule n’a pas été aussi nombreuse qu’espérée. La faute au lourd dispositif de sécurité mis en place par les autorités. Ceux qui ont pris le train depuis Paris ont été fouillés au départ comme à l’arrivée. Et les cars venus de la région parisienne ont été arrêtés au péage de La Chapelle pour des contrôles d’identité et des opérations de fouille. Trois d’entre eux, comptant quelque 220 personnes sans-papiers, ont été stoppés à hauteur du péage et renvoyés vers la capitale sous escorte.

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