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Accès aux soins et déserts médicaux : le gouvernement défend son bilan sans convaincre des professionnels de santé éprouvés

Accès aux soins et déserts médicaux : le gouvernement défend son bilan sans convaincre des professionnels de santé éprouvés

A six mois de l’élection présidentielle, aux prises avec des débats budgétaires placés sous le signe des économies, et dans un contexte social brûlant, le gouvernement s’essaie à un exercice de communication tous azimuts sur la santé. En misant, chaque jour – ou presque – sur un enjeu différent.

Le 13 octobre, c’est sur un « plan d’action pour maîtriser les effets de la financiarisation et préserver l’indépendance des professionnels de santé » que les projecteurs ont été braqués. Le 14 octobre, sur une « feuille de route » pour mieux prévenir les maladies cardiovasculaires. Le 15 octobre, sur des « assises de la ménopause », et l’objectif d’améliorer l’information et la prise en charge des 17 millions de femmes concernées.

Entre deux communiqués, et deux déplacements officiels – ici, pour lancer la campagne de vaccination hivernale, là pour la rénovation d’un centre hospitalier –, l’exécutif a dévoilé son bilan en matière de démographie médicale. Sujet central, alors que les déserts médicaux sont devenus une préoccupation partagée.

Sur X, le 14 octobre, le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est ainsi félicité des résultats d’un « effort historique pour former davantage de professionnels de santé, notamment avec la suppression du numerus clausus [en 2019] ». Une démonstration nourrie par une avalanche de chiffres : 10 260 postes d’internat ouverts en 2026, soit 1 341 de plus qu’en 2025 ; 3 000 « docteurs juniors », ces jeunes praticiens en dernière année de formation en médecine générale, déployés sur le terrain à partir de novembre ; le doublement, de 1 000 à 2 000, des infirmières en pratique avancée en formation, pour renforcer les équipes de soins…

Démonstration chiffrée

Dans la foulée, le cabinet de la ministre de la santé, Stéphanie Rist, a allongé l’énumération, faisant état de 627 postes d’internes pourvus en 2026 en psychiatrie (+ 32 % par rapport à 2025), de 545 en médecine d’urgence (+ 19,8 %), de 468 en pédiatrie (+ 20,3 %), de 540 en anesthésie réanimation (+ 12,5 %)… Des spécialités sur lesquelles les tensions de recrutement sont connues. Pivot du parcours de soins, la médecine générale a quasiment fait le plein, avec 4 068 postes pourvus sur les 4 070 ouverts cette année. Avenue de Ségur, on fait valoir le « début d’une inversion de tendance », avec « plus de médecins qui s’installent que de départs en retraite ».

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