Un checkpoint : après avoir longé les installations portuaires sur la chaussée des Darses et s’être approché du grand site d’ArcelorMittal à Grande-Synthe, il faut montrer patte blanche pour avoir accès au cœur de la zone industrielle du port de Dunkerque (Nord). Le sésame : un badge d’accréditation délivré à celles et ceux qui travaillent dans une des entreprises du port, ou avec elles.
Comme ses concurrents en France et en Europe, le port de Dunkerque est devenu une véritable cité interdite. Après les attentats du 11 septembre 2011, l’Organisation maritime internationale a adopté le code ISPS (International Ship and Port Facility Security), qui impose aux installations portuaires de prendre des mesures de sécurité renforcées. Ces filtres nombreux concernent un territoire dont on a parfois du mal à mesurer l’immensité : « Le port, au sens large, est immense : 17 kilomètres de long et 7 000 hectares au total, résume Maurice Georges, le président du directoire du grand port maritime de Dunkerque (GPMD). L’établissement public emploie directement 400 personnes, un gros tiers étant dédié à des missions d’exploitation portuaire – les écluses, les digues, etc. –, le reste étant des personnels soit d’administration, soit surtout chargés du développement économique. »
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