Culture

Benjamin Lavernhe : « Le cinéma me ramène à ce qui m’a fait rêver enfant »

Benjamin Lavernhe : « Le cinéma me ramène à ce qui m’a fait rêver enfant »

Benjamin Lavernhe s’est imposé dans la petite liste des acteurs les plus demandés du moment. A la fois sur les planches de la Comédie-Française et au cinéma, il s’est fait remarquer par sa présentation unanimement saluée de la cérémonie des Césars en février. A 42 ans, il incarne l’affreux Thénardier dans Les Misérables, de Fred Cavayé, en salle mercredi 14 octobre.

Je ne serais pas arrivé là si…

… Je ne m’étais pas autorisé à accéder à mes rêves. Cela me ramène à Poitiers, où j’ai grandi, et à ce carrefour de vie : oser ou pas essayer d’être acteur et tirer le fil de l’obsession que j’avais pour ce métier.

Cette obsession venait-elle de loin  ?

Je dirais depuis l’âge de 11-12 ans. J’étais fasciné par le métier d’acteur, j’allais beaucoup au cinéma, mais je ne me sentais pas assez légitime pour tenter de le devenir. Je me posais toutes sortes de questions : « Est-ce que j’ai envie de ça pour de bonnes raisons ? » Je ne lisais pas les textes, je n’allais pas au théâtre, je n’avais pas une cinéphilie très développée, alors je me disais : « Pourquoi moi je serais acteur ? » C’est un métier extrêmement difficile avec très peu d’élus. De Poitiers, cela me semblait être une montagne à gravir qui me paraissait réservée aux plus passionnés des passionnés. Or, je voyais bien que ce n’était pas mon oxygène : si je ne joue pas, je ne meurs pas. Je prenais des cours de théâtre à Poitiers, j’adorais ça, mais si je m’interrompais pendant un ou deux ans, ce n’était pas très grave. Ça ne me dévorait pas.

Ce qui vous fascinait était moins le métier que l’image que vous en aviez ?

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