Le procès de l’explosion de la rue de Trévise, à Paris, a offert une plongée dans les relations pas toujours fluides entre syndic et conseil syndical de copropriété, jeudi 5 novembre, devant la 31e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.
Etaient notamment appelés à témoigner deux anciens employés du syndic du 6, rue de Trévise, Cipa. Si cette société est poursuivie en tant que personne morale, au côté de la Ville de Paris, pour « homicides involontaires », « blessures involontaires » et « destruction par l’effet d’une explosion ou d’un incendie », les témoins ont souvent été poussés dans une position défensive, comme s’ils figuraient sur le banc des prévenus.
Responsable des travaux du syndic entre septembre 2007 et octobre 2018, Yann Dentz avait quitté l’entreprise quand l’explosion a eu lieu, en janvier 2019. Mais il était présent lorsque des problèmes ont été relevés sur des collecteurs d’eaux usées de la copropriété. Selon les expertises, les fuites sur un ou plusieurs collecteurs ont entraîné au fil du temps un ameublissement du sol, responsable de l’affaissement qui a causé la rupture de la conduite de gaz à l’origine de l’explosion.
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