Imagine-t-on Bruno Retailleau au volant d’un engin de chantier ? « Je veux passer au bulldozer et non pas à la tronçonneuse [comme le président ultralibéral argentin Javier Milei] un certain nombre de normes », a pourtant lancé, lundi 12 octobre, le candidat du parti Les Républicains (LR) pour présenter son plan d’économies de 197 milliards d’euros « jusqu’en 2032 ». La promesse est une réponse aux 150 milliards du candidat Renaissance, Gabriel Attal, et aux 140 milliards de Marine Le Pen pour le Rassemblement National (RN). En retirant les 51 milliards que le président de LR souhaite « rendre aux Français » (21 milliards pour les ménages, 30 milliards pour les entreprises), l’atterrissage final, à 146 milliards d’euros, s’avère très proche de celui de ses deux adversaires.
Comment se différencier alors pour le candidat bloqué à 7 % dans les sondages ? Bruno Retailleau disqualifie Gabriel Attal (et Edouard Philippe avec lui) pour redresser les finances d’un pays « quasiment en faillite », selon lui. A longueur d’intervention, il présente les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron comme « coresponsables » de l’endettement du pays depuis 2017. « Ceux qui ont allumé la mèche ne peuvent pas prétendre l’éteindre », assure-t-il.
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