Politique

Budget 2027 : les tensions de la campagne présidentielle s’immiscent dans les discussions à l’Assemblée nationale

Budget 2027 : les tensions de la campagne présidentielle s’immiscent dans les discussions à l’Assemblée nationale

Après avoir été massivement rejeté en commission des finances, le 9 octobre, le projet de loi de finances (PLF) 2027 commence son chemin de croix au sein de l’Hémicycle, en séance publique, ce mardi 13 octobre. Pas moins de 3 851 amendements attendent déjà les députés, rien que sur la première partie : le volet « recettes ».

Alors que les marchés surveillent de près la France, les enjeux tactiques, liés à une campagne présidentielle où chaque parti veut se positionner, pèsent sur ce texte crucial déjà en sursis avant même le démarrage des discussions. Le groupe du Parti socialiste (PS) a en effet déposé une motion de rejet préalable qui sera mise au vote mardi. Son adoption entraînerait l’envoi du PLF au Sénat, avant même son examen par l’Assemblée nationale. « Cette motion est une sommation, a assumé la députée socialiste de Meurthe-et-Moselle Estelle Mercier. Le premier ministre n’a donné aucun signe d’inflexion sur son projet de budget. Les débats en commission ont confirmé ce refus du compromis. »

Une stratégie à rebours de celle défendue un an auparavant par les mêmes troupes de Boris Vallaud, président du groupe PS. En 2025, convaincus par la promesse du premier ministre, Sébastien Lecornu, de ne pas utiliser l’article 49.3, les socialistes avaient joué le jeu parlementaire et tissé un compromis avec le gouvernement, en obtenant notamment la suspension de la réforme des retraites. De l’histoire ancienne. A gauche, les échéances électorales de 2027 sont dans toutes les têtes et la censure du PLF redevient un marqueur fort d’opposition au macronisme.

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