Politique

Protection de l’enfance : Marine Le Pen privilégie la préservation de la famille

Protection de l’enfance : Marine Le Pen privilégie la préservation de la famille

En 2022, déjà, Marine Le Pen promettait d’ériger la protection de l’enfance en grande « cause nationale » si elle était élue. Des rapports finaux de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) aux révélations sur la pédocriminalité endémique dans le périscolaire parisien, les cas d’abus ont depuis ponctué l’actualité. Le Rassemblement national (RN) s’est parfois montré silencieux, pour ne pas dire conciliant. Ainsi de la présence de son porte-parole, Matthieu Valet, en janvier, chez l’animateur Jean-Marc Morandini, sur CNews, malgré une condamnation définitive pour corruption de mineurs. « M. Valet, en l’occurrence, fait ce qu’il veut, parce qu’il est majeur et vacciné », a balayé lundi 12 octobre Marine Le Pen.

La quadruple candidate à l’Elysée consacrait pourtant à Moissac (Tarn-et-Garonne) un déplacement à la protection de l’enfance, une de ses « priorités » en cas de victoires en 2027. « Je veux que [ce sujet] devienne dans toutes les sphères de la société, avec la lutte intraitable contre la pédophilie ou les atteintes à l’intégrité physique des mineurs, une grande cause nationale », a-t-elle répété, après avoir rencontré des professionnels du secteur. Mais l’analogie avec sa campagne précédente s’arrête là.

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