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Budget 2027 : Roland Lescure assure qu’il « préfèrerait éviter » le recours aux ordonnances en cas d’impasse au Parlement

Budget 2027 : Roland Lescure assure qu’il « préfèrerait éviter » le recours aux ordonnances en cas d’impasse au Parlement

Le ministre de l’économie, Roland Lescure, a assuré, dimanche 11 octobre, qu’il « préférerait éviter » le recours aux ordonnances budgétaires en cas d’impasse au Parlement sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, comparant cette procédure, inédite sous la Ve République, à « une glissière de sécurité de l’autoroute budgétaire ».

« Je préférerais qu’on les évite, parce que ça veut dire qu’on n’a pas vraiment capacité à tenir compte du débat parlementaire », a-t-il expliqué sur France 2 et France Inter, défendant la nécessité de doter la France d’un « budget à 5 % [de déficit] quoi qu’il en coûte », alors que la dette française inquiète les marchés.

Faute de majorité à l’Assemblée nationale, le premier ministre, Sébastien Lecornu, pourrait devoir recourir à l’article 49, alinéa 3 de la Constitution, qui permet d’adopter un texte sans vote, à condition que le Parti socialiste ou le Rassemblement national s’abstiennent de le censurer. A défaut, l’exécutif pourrait faire passer son budget par ordonnances, sans vote.

« Esprit de coalition »

Vendredi, les députés ont rejeté en commission, à la quasi-unanimité, la partie « recettes » du budget, sans conséquence immédiate, le texte revenant mardi dans l’hémicycle dans sa version initiale. « Une fois amendé par la commission », le budget « dépassait de plus de huit milliards [d’euros] le déficit », a déploré M. Lescure.

Interrogé sur le délai de carence d’un an imposé aux étrangers non européens pour le versement de certaines allocations, perçu comme un geste envers l’extrême droite, le ministre a assuré que cette mesure était « issue de conversations qu’on a eues avec la droite républicaine et absolument pas avec le Rassemblement national ». « Ce n’est pas celle avec laquelle je suis le plus à l’aise », a-t-il concédé, tout en défendant « un budget avec lequel je suis non seulement 100 % à l’aise, mais que je vais défendre ».

« On est dans une France aujourd’hui extrêmement fragmentée, et si on veut la faire avancer, il va falloir faire preuve d’esprit de coalition », a estimé également M. Lescure.

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