Politique

Egalité et Réconciliation, l’association d’extrême droite fondée par Alain Soral, visée par une procédure de dissolution

Egalité et Réconciliation, l’association d’extrême droite fondée par Alain Soral, visée par une procédure de dissolution

Une procédure de dissolution a été engagée contre l’association Egalité et Réconciliation (E&R), fondée par l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, a-t-on appris, dimanche 11 octobre, auprès du ministère de l’intérieur, confirmant une information de Libération. « Une mesure de dissolution est envisagée, et à cette fin, un contradictoire est en cours, à l’issue duquel la dissolution pourra intervenir », a fait savoir le ministère à l’Agence France-Presse.

La procédure, signifiée à l’association dans un courrier daté du 9 octobre, est actuellement dans sa phase contradictoire de dix jours, qui permet aux mis en cause de présenter leurs arguments. A l’issue de ce délai, le ministère de l’intérieur décidera de présenter ou non un décret de dissolution en conseil des ministres.

Selon Libération, qui a consulté le courrier, le ministère souligne que l’association, sous couvert de « combattre le racisme ou d’assister les victimes de discrimination fondée sur leur origine nationale, ethnique, raciale ou religieuse », « reprend en réalité le courant [de] pensée national-socialiste, référence directe au nazisme ». Il relève également qu’elle « propage des idées tendant à justifier ou encourager un discours discriminatoire, haineux et appelant à la violence envers les personnes juives, immigrées, les femmes et la communauté LGBT ».

Réfugié en Russie

Idéologue d’extrême droite condamné à plusieurs reprises en France et en Suisse pour des propos antisémites et homophobes, Alain Soral préside E&R, présentée sur son site Internet comme « une association politique trans-courant créée en juin 2007 » ayant « pour objet de soutenir et de défendre les idées politiques d’Alain Soral ».

Le polémiste s’est « réfugié » en Russie en février, selon ses dires sur les réseaux sociaux, après s’être installé en Suisse en 2019 pour échapper à la prison en France. En mars, il a été condamné en Suisse à cinq mois de prison ferme pour des propos antisémites et homophobes tenus sur les réseaux sociaux entre 2023 et 2025.

Dans une enquête publiée le 28 septembre sur des propos antisémites datant de 2013 attribués au président du RN, Jordan Bardella, Mediapart évoque une « fascination » qu’aurait eue alors le jeune militant du Front national pour Alain Soral.

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