La dette publique française va continuer à s’envoler. De 119,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, elle devrait grimper à 121,7 % en 2027, selon les chiffres inclus dans le projet de budget et communiqués, samedi 19 septembre, par le ministère de l’économie et des finances. Un nouveau record en vue, donc. En 2010, elle s’élevait à 86 % du PIB. Les experts s’attendent à ce qu’elle augmente jusqu’à la fin du prochain quinquennat. « Tant que le déficit public n’est pas revenu sous la barre des 3 % du PIB, la dette augmente, c’est mécanique », constate-t-on à Bercy.
L’autre élément majeur du projet de budget transmis, vendredi 18 septembre, au Haut Conseil des finances publiques porte sur les prélèvements obligatoires. Pour 2027, le premier ministre Sébastien Lecornu a promis une « stabilité fiscale ». Et même une légère baisse de l’impôt sur les très grandes entreprises. Cependant, les chiffres inclus dans le texte racontent une tout autre histoire. Si ce budget est adopté, les prélèvements obligatoires vont, en effet, continuer à augmenter. Cette hausse sera même le facteur principal du redressement espéré de comptes publics aujourd’hui en pleine dérive.
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