Cinq Britanniques, arrêtés jeudi à Dunkerque et soupçonnés de violences contre des migrants, ont reçu une interdiction de paraître dans le Nord et le Pas-de-Calais pendant six mois pour port d’armes, a annoncé le parquet à l’Agence France-Presse, dimanche 1er octobre. Ils ont également l’obligation de remettre les armes saisies et de payer 500 euros chacun à une association d’aide aux victimes.
Lors de leur interpellation, les cinq hommes, âgés de 30 à 46 ans, étaient en possession de bombes lacrymogènes et au poivre, d’un bâton et d’une matraque notamment, des armes de catégorie D dont le transport est illégal, a détaillé la procureure, Charlotte Huet, dans un communiqué.
Appartenant à « la mouvance d’ultradroite », ils circulaient sur le littoral à bord d’un minibus qu’ils avaient eux-mêmes surnommé « the battle bus » et diffusaient en direct sur un réseau social des images d’intimidation contre des migrants, avait indiqué samedi la préfecture du Nord. Leur arrivée en France avait été signalée au parquet par une association qui les avait accusés « de violences à l’encontre de personnes en situation irrégulière », mais l’enquête n’a « pas permis de caractériser des faits de violences », a précisé la procureure.
En janvier déjà, deux Britanniques soupçonnés d’être venus participer à une mobilisation hostile aux migrants interdite près de Calais, avaient été arrêtés puis expulsés du territoire français. Dix autres militants d’extrême droite britanniques avaient été interdits de territoire français à la mi-janvier en raison d’accusations d’« actions à caractère violent » envers des migrants sur le littoral français dans les mois précédents.
Au Royaume-Uni, les rassemblements hostiles aux migrants, parfois violents, sont devenus réguliers, alors que les arrivées de candidats à l’exil depuis la France via la Manche sont un sujet central dans le débat politique.