Personne ne savait trop à quoi s’attendre, lundi 19 octobre, en Guadeloupe, où la tension sociale grimpe depuis le 14 octobre. Dans l’île sœur, en Martinique, le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens, qui avait mené la grève contre la vie chère en 2024, a annoncé reprendre du service face à une situation inchangée, malgré les accords signés entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques en octobre de la même année.
Rodrigue Petitot, meneur du mouvement de 2024 en Martinique, était venu en Guadeloupe, le 2 octobre, pour appeler à des mobilisations communes, dans un meeting du collectif Nou Las Palé (« fatigués de parler », en créole), une alliance qui rassemble un grand patron du BTP, des représentants syndicaux du monde de la pêche, des très petites entreprises (TPE) et divers militants locaux, à l’origine de la contestation en cours.
Car, depuis quelques jours, le territoire se réveille tous les matins avec des barrages enflammés, des routes bloquées et des radars brûlés. Le week-end du 17 octobre a été émaillé de pillages à Pointe-à-Pitre, au point de pousser le préfet de la Guadeloupe, Thierry Devimeux, à instaurer un couvre-feu pour les mineurs dans la ville.
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