D’une voix presque lasse, Volodymyr Zelensky a répété la formule diplomatique et creuse, employée tant de fois ces derniers mois. Le dialogue avec l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, mardi 20 octobre, à Oslo, a été « constructif », a assuré le président ukrainien devant les journalistes. Mais tout, dans son attitude, laissait penser que le dirigeant de Kiev avait cessé d’y croire, comme s’il avait perdu toute confiance envers l’homme d’affaires, ami et partenaire de golf du président américain.
A ses côtés, le premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store, voulait croire que les pourparlers, orchestrés par les Etats-Unis pour arracher une paix avec la Russie, étaient « de nouveaux sur les rails » après les « événements » de la semaine passée, terme pudique pour décrire la litanie de décisions, hostiles à Kiev, prises par Donald Trump et son administration.
Il y eut d’abord l’annonce, le 9 octobre, d’un contrat visant à acheter des millions de tonnes de diesel russe qui permettront de renflouer les caisses du Kremlin ; puis le souhait de voir partir le président ukrainien, « pas la bonne personne pour négocier » selon M. Trump ; l’exigence de faire cesser les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes, clé pour la défense de Kiev, sans exiger l’équivalent de la part de Moscou ; le gel de nouvelles sanctions infligées à la Russie ; et, enfin, le ralentissement soudain du renseignement américain, crucial pour détecter les missiles russes qui visent les civils ukrainiens.
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