Le bras de fer est engagé, à six mois de l’élection présidentielle. Pour la première fois, le think tank progressiste Terra Nova publie mercredi 21 octobre une étude dont l’objet est de réfuter méthodiquement le travail d’un autre cercle de réflexion, l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), proche de l’extrême droite. Celui-ci, financé notamment par le fonds Périclès, du milliardaire réactionnaire et partisan du rapprochement entre la droite et l’extrême droite Pierre-Edouard Stérin, publie depuis sa création en 2020 des études traitant du sujet de l’immigration.
Parmi ses parutions, plusieurs ne cachent pas l’orientation politique de ce laboratoire d’idées : « Le coût de l’immigration pour les finances publiques », « Les Turcs en France : un “isolat” ? », « Politiques d’immigration : le gouvernement des juges ? » ou « L’asile, une voie d’immigration hors de contrôle ».
Le 9 juillet, l’OID a publié « Immigration et emploi en France : radiographie d’un déficit », concluant qu’en moyenne, les immigrés travaillent moins souvent que les non-immigrés, et qu’aux âges les plus favorables, les écarts d’emploi sont de plus de 15 points entre les Français de naissance et les personnes de nationalité extra-européenne. « Alors que le débat sur “l’immigration de travail” revient sur le devant de la scène à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la question de l’intégration effective des personnes issues de l’immigration dans l’activité économique se pose de façon accrue », précisait l’OID.
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