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Lens inflige à l’Olympique lyonnais sa première défaite de la saison en Ligue 1

Lens inflige à l’Olympique lyonnais sa première défaite de la saison en Ligue 1

Invaincu en cinq matchs de Ligue 1 avant la longue trêve internationale, l’Olympique lyonnais (OL) a concédé son premier revers de la saison (1-2), vendredi 9 octobre lors de la 6e journée, sur la pelouse du Racing club de Lens. Trois semaines après leur succès éclatant face à Rennes (4-0), les Lyonnais ont, cette fois, été trop longtemps inoffensifs et dominés par des Lensois au jeu retrouvé pour la deuxième de Yannick Cahuzac sur le banc des Artésiens, après le départ de Dino Toppmöller.

Après une défaite cruelle à Monaco (1-2) pour son baptême du feu, le nouvel entraîneur s’offre une première victoire, acquise au terme d’une prestation aboutie à quatre jours de la réception du Sporting Portugal, pour la 2e journée de Ligue des champions.

Grâce à ce succès, leur premier en Ligue 1 depuis le 22 août, les Sang et Or se donnent de l’air au classement et remontent provisoirement à la septième place (7 points). Deuxièmes, les Lyonnais (11 points) pourraient chuter du podium au terme de cette journée.

Efficaces au pressing et habiles avec le ballon pour contourner le bloc rhodanien, les Lensois ont affiché d’entrée beaucoup de maîtrise et ont rapidement sollicité le gardien lyonnais Dominik Greif. Bien servi par Ruben Aguilar, Florian Sotoca a bien coupé au premier poteau et contraint Greif à une parade réflexe (12e). Pour se sortir de la pression, les joueurs de Paulo Fonseca ont tenté d’allonger le jeu pour servir leurs flèches offensives Loïs Openda et Ernest Nuamah mais le trio axial lensois Jonathan Gradit, Ismaëlo Ganiou et Kyllian Antonio a bien muselé leurs appels dans la profondeur.

« On a donné quarante-cinq minutes à Lens »

Les Sang et Or se sont eux montrés de plus en plus pressants devant la surface adverse. Et si la meilleure défense de Ligue 1 – seulement deux buts encaissés avant cette rencontre – a résisté pendant plus d’une demi-heure sur plusieurs situations, elle n’a rien pu faire sur le très bel enchaînement – contrôle de la poitrine et frappe en pivot – de Sotoca, servi par Florian Thauvin, qui a surpris Greif (1-0, 36e).

Préféré à Franjo Ivanovic – qui a joué avec la sélection croate pendant la trêve – et au jeune Mezian Mesloub, l’attaquant expérimenté de 35 ans a donné raison au choix de son entraîneur. Pour sa première titularisation de la saison, il a offert une solution précieuse aux Lensois dos au jeu, orientant à merveille le ballon tant du pied droit que de la poitrine.

Face à des Lyonnais sans réaction, les Nordistes auraient même pu doubler la mise avant la pause mais Greif a signé deux nouveaux arrêts, sur une frappe enroulée, à l’entrée de la surface, de Thauvin (44e) et devant un petit ballon piqué d’Odsonne Edouard (46e).

« Défensivement, on avait des problèmes parce que l’équipe était loin, n’a pas pressé comme on le voulait, a déploré l’entraîneur de l’OL, Paulo Fonseca. Et quand on avait le ballon, on l’a perdu trop vite. On a donné quarante-cinq minutes à Lens. »

Réveil lyonnais trop tardif

Si, au retour des vestiaires, les Lyonnais sont enfin parvenus à solliciter le gardien lensois, Robin Risser, auteur d’une belle manchette pour repousser une frappe de Pavel Sulc (49e), le début du second acte a été marqué par les sorties sur blessure de Gradit (54e) et d’Openda (60e).

Blessé à la jambe droite dans un contact avec Ganiou, l’international belge a été raccompagné au vestiaire soutenu par deux membres du staff médical de l’OL et par les applaudissements du stade Bollaert, là où il avait brillé en inscrivant 21 buts sous le maillot sang et or, lors de la saison 2022-2023.

Malgré les entrées de Noah Nartey, Keito Nakamura et de Kail Boudache, ce sont les Lensois qui ont fait le break grâce à Matthieu Udol, à la conclusion d’un coup franc de Thauvin, auteur de deux passes décisives (2-0, 76e). Mais le piston gauche lensois a été exclu huit minutes plus tard pour une semelle involontaire sur Khalis Merah qui a, dans la foulée, ramené les siens à un but du match nul (1-2, 85e).

Réduits à dix, les Sang et Or ont tremblé. Mais le réveil lyonnais aura été trop tardif pour empêcher Yannick Cahuzac de faire chanter le stade Bollaert pour sa première à domicile.

« Je suis content du résultat mais surtout content du contenu », a félicité « Cahu ». « J’avais demandé à mon groupe de jouer avec personnalité, de retranscrire tout ce qu’ils avaient mis en place au quotidien et je suis très fier de ça », a ajouté celui qui découvre le rôle d’entraîneur numéro un.

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