Un an après la mobilisation historique organisée par le Mouvement associatif, le 11 octobre 2025, sous le slogan « Ça ne tient plus », les 700 000 associations qu’il représente ne vont pas mieux, au contraire. Le troisième baromètre de leur situation financière, rendu public vendredi 16 octobre, révèle leur « enlisement » dans les difficultés, doublé du « sentiment de ne pas être écoutées », résume Tarek Daher, délégué général d’Emmaüs France, qui vient d’être élu à la présidence de l’organisation.
Les associations employeuses, où travaillent 1,8 million de personnes (9 % des salariés du privé), sont particulièrement touchées : une forte majorité (58 %) a subi une baisse ou une suppression de ses financements publics. Même si certaines sont parvenues à stabiliser voire augmenter leurs ressources, grâce à une hausse des cotisations ou de la participation des usagers (20 %), ou à des dons de particuliers, d’entreprises ou de fondations, elles ont aussi été confrontées à une hausse de leurs coûts (salaires, carburant, gaz, électricité, produits alimentaires…).
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