Les images de voitures brûlées, de rangées de CRS armés dans des nuées de gaz lacrymogène et de vitrines cassées donnent le ton du récit qui prévaut dans la presse étrangère, lundi 19 octobre, au lendemain d’un week-end inédit de mobilisation sociale en France. Un réveil de « cendres et [de] nihilisme », écrit le quotidien belge Le Soir, qui laisse place, selon le New York Times, au « choc et [aux] récriminations ».
Partout, les scènes de violence qui ont émaillé la journée du 17 octobre ont éclipsé les rassemblements pacifiques et les revendications des manifestants, dont celles « contre la vie chère » et celles s’inscrivant dans la continuité du mouvement lycéen. Nombreux sont les titres qui rappellent, à l’image du quotidien espagnol El Mundo, que la France est « le pays de Mai 68 et [que] la tradition révolutionnaire fait partie de son ADN ». « La France a habitué le monde à des images de violence qui, dans toute autre démocratie, seraient jugées inacceptables », estime aussi François Brousseau dans les colonnes du journal québécois Le Devoir.
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