Quarante employés d’OpenAI ont reçu des lettres des avocats… d’Apple. Dans cette offensive juridique assez inhabituelle, le fabricant de l’iPhone vise d’anciens employés partis chez la maison mère de ChatGPT, relate le Financial Times, vendredi 17 juillet. Apple leur demande de conserver des documents et des messages, ainsi que de se tenir prêts à rencontrer ses avocats. Que leur reproche la firme à la pomme ? Celle-ci accuse certains ex-salariés d’avoir transmis des secrets industriels à OpenAI. Apple a déposé vendredi 10 juillet une plainte en ce sens, ouvrant une bataille judiciaire.
« Des preuves significatives suggèrent que des individus employés par OpenAI se sont emparés de manière frauduleuse d’informations secrètes et confidentielles d’Apple concernant des produits, des processus et des technologies pas encore publics », affirme l’entreprise dans sa plainte. Le fabricant d’appareils vise ici l’initiative de diversification dans les appareils numériques lancée par OpenAI en 2025 à l’occasion du rachat, pour 6,4 milliards de dollars (5,6 milliards d’euros), d’io, une start-up lancée par l’ex-designer d’Apple, Jony Ive. Dans la foulée, pour nourrir cette branche chargée de développer un objet connecté adapté à l’ère de l’intelligence artificielle (IA), la maison mère de ChatGPT, spécialiste du logiciel, ou « software », a embauché 400 anciens employés d’Apple, acteur historique du « hardware » avec l’iPhone, l’Apple Watch, les AirPods…
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